ITINÉRAIRE

Itinéraire:

Commune d’Allada : monument Toussaint Louverture – centre-ville – sortie de la ville en direction de Tori-Bossito -Azohouè Aliho – poste de gendarmerie – Togoudo – sortie de ville en direction de Ouidah – Gakpé – Savi – séminaire Saint-Gall – carrefour du marché Kpassè – marché Kpassè – Basilique en face du temple des Pythons – fort Français – place Tchatcha – Zoungbodji – pont de Djègbadji – porte du Non-Retour.

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Le Marathon des Libertés se déroule dans le département de l’Atlantique, sur le littoral, dans le sud du Bénin.

Le départ sera donné à Allada, une jolie ville tranquille au riche passé. Elle fut la capitale de royaume Fon du XVIe au XVIIIe siècle et recèle de nombreux temples et sanctuaires Vaudou ainsi que des palais royaux dont celui de Togoudo. La statue de Toussaint Louverture règne sur la place qui porte son nom. Petit fils du roi Kokpon, il partit en Amérique et devint un des ardents défenseurs de l’indépendance d’Haïti.

Allada, c’est la savane, les champs d’ananas, de manioc, d’arachide, de tomate, de maïs et de piment. La route d’une vingtaine de kilomètres jusqu’à Tori-Bossito permet aussi de découvrir des fermes modernes qui ont misé sur le solaire pour assurer leur approvisionnement en électricité.

La route continue sur vingt kilomètres jusqu’à Ouidah où sur un parcours en ville on peut découvrir la basilique, un passionnant musée d’histoire au Fort portugais qui met entre autres en relief l’influence de la diaspora béninoise au Brésil, les coutumes et l’architecture des deux pays, on verra aussi le Temple des pythons, le très beau musée d’art contemporain de la fondation Zinsou.

Ouidah, c’est surtout la découverte d’un lieu pas comme les autres, l’immersion dans une ambiance singulière. Les petits signes amicaux des enfants qui rentrent de l’école, les terrasses d’où la musique surgit dès que le soleil baisse, l’ambiance du marché Zobé et de l’impressionnant marché vaudou. Ouidah, c’est une flânerie qui s’installe en nous quand passe la marchande d’ananas ou le vendeur de babioles.

Enfin, dernière étape, la route des esclaves s’étend sur quatre kilomètres. C’est pour elle qu’on est venu. Pour les deux millions d’hommes et de femmes qui l’ont parcourue avant nous. Place des Enchères où se faisait le commerce humain, arbre de l’Oubli autour duquel les hommes tournaient neuf fois et les femmes sept pour se défaire du souvenir de leur patrie, de leur passé et de leur culture, les cases Zomaï où ils étaient enfermés des semaines, parfois des mois pour tester leur résistance aux épreuves qui les attendaient, la grand-place Zoungbodji où l’arbre du Retour qui existe encore leur laissait l’espoir, après la mort, d’un retour de leur esprit au pays.

Puis c’est l’arrivée, la porte du Non-Retour, grande œuvre collective d’artistes béninois contemporains. C’est là qu’on embarquait les esclaves, là que certains mangeaient du sable, se jetaient à la mer pour ne pas partir, pour ne pas arriver dans l’enfer qu’ils devinaient.

C’est là le terme de notre marathon, au dernier croisement de chemins sableux, sur une grande esplanade au bord de la mer houleuse. C’est là que seront organisées l’arrivée et toutes les manifestations entourant le marathon.

C’est là qu’enfin soufflent et se rafraîchissent les athlètes.